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Déclinaison de millefeuille de betteraves rouge jaune et blanche

2011

J’ai choisi de travailler un légume mal aimé mais qui mérite pourtant à être reconnu : La betterave.

Ce légume évoque à de nombreuses personnes de mauvais souvenirs de cantine… Pourtant les betteraves sont un met délicieux (et très riche en potassium et en vitamine B). A condition de les apprivoiser et de les cuisiner correctement…

La cuisson et le brossage sont deux éléments très importants pour réussir un plat à partir de betterave.

On reproche souvent aux betteraves d’avoir un « gout de terre ». Pour éviter cela il faut préférer une cuisson douce au four à l’étouffé ou en papillote, plutôt qu’à l’eau. Cette technique simple de cuisson permet de garder toutes les qualités gustatives des betteraves. Il faut également de bien brosser les légumes pour retirer toute trace de terre et de les arroser de vinaigre blanc avant la cuisson !

J’ai utilisé pour cette recette 3 sortes de betteraves : la betterave rouge que l’on connait tous, la betterave orange qui devient jaune doré, une fois cuite, et qui est très tendre et sucrée, et la betterave blanche qui a une texture tendre et sucrée qui rappelle la patate douce. Les betteraves que j’ai utilisées pour cette recette viennent de chez Joël Thiebault, un célèbre maraicher de Carrière sur Seine qui depuis 30 ans, travaille dans le respect de la nature et des saisons. Il se renouvelle sans cesse, en faisant découvrir à ses clients, au fil des saisons, des espèces oubliées ou des variétés nouvelles de légumes. Ce producteur compte dans sa clientèle de nombreux grands chefs parisiens (Hélène Darroze, Jean François Piège, Pierre Gagraine, Pascal Barbot et même de temps en temps Alain Passard !).

Prévoir des betteraves de taille identique pour uniformiser la cuisson.

Désolée pour la qualité de la photo mais lorsque j’ai réalisé ce plat je n’avais que mon portable à disposition ! J’ai présenté ce plat à un concours chut chut je n’en dirais pas plus ! Aux personnes que j’ai recontrés sur place, n’hésitez pas à m’envoyer un message surtout !

 

Ingrédients :

Mille-feuille de betterave rouge au chèvre frais d’Ardèche et aux noix
– 1 betterave rouge crue
– 100g de fromage frais de chèvre frais d’Ardèche
– 2 cuillers à soupe d’huile de noix
– 8 noix de Grenoble fraîche
– sel, poivre

Mille-feuille de betterave orange au hareng fumé
- 1 betterave orange crue
– 75 g de filet de hareng doux fumé sans arrêtes
– 3 cuillers à soupe de yaourt bulgare
– 1 pointe à couteau de moutarde de Dijon
– 20 g de fenouil frais + une pluche (pour la décoration)

Mille-feuille de betterave blanche purée de topinambours-noisettes
- 1 betterave blanche crue
– 75 g de topinambours
– quelques gouttes de citron
– 2 cuillers à soupe de crème fraiche
– 1 cuiller à soupe de purée de noisette bio

Pour la cuisson des betteraves :
– vinaigre blanc
– 3 gousses d’ail en chemise
– huile d’olive
– sel

Pour la sauce :
– 3 cuillers à soupe de vinaigre balsamique
– 3 cuillers à soupe d’huile de noix bio
– 1 cuiller à soupe de chutes de betterave rouge
– 1 cuiller à soupe d’eau

Préparation :

1. Commencer par les betteraves : Préchauffer le four à 180°. Tailler les fanes des betteraves. Les nettoyer sans les éplucher à l’eau et à la brosse à légume pour retirer toutes traces de terre. Puis les arroser d’un léger filet de vinaigre. Egoutter. Déposer chaque betterave sur un grand morceau de papier d’aluminium. Déposer une gousse d’ail au centre. Arroser d’un filet d’huile d’olive et saler. Replier et fermer hermétiquement la feuille de papier d’aluminium. Envelopper le tout dans une deuxième feuille de papier d’aluminium si nécessaire, pour ne pas que le jus coule. Mettre les betteraves dans un plat allant au four et cuire à 180° pendant 1h15 (voir 1H30 selon la taille). Rafraichir légèrement sous un filet d’eau froide et éplucher… Couper les betteraves en tranches très fines à l’aide d’une mandoline. Tailler des ronds de 4 cm de diamètre avec un emporte-pièce et réserver sur du papier absorbant (prévoir une assiette et un papier par couleur de betterave). Conserver les chutes de betteraves pour une autre préparation (pour une salade, ou en velouté mixée, gaspacho, dips pour l’apéro ou toute sorte de petite verrine). Réserver au frais.

2. Préparer les farces. Pour la farce du millefeuille de betterave rouge : casser les noix, récupérer les cerneaux, les torréfier à la poêle et les écraser. Laisser refroidir. Assouplir le fromage de chèvre avec l’huile d’olive. Ajouter les noix torréfiées. Vérifier l’assaisonnement. Réserver au frais.

Pour la farce du millefeuille de betterave orange : laver et hacher le fenouil. Hacher le hareng, vérifier si il n’y a pas d’arrêtes. Mélanger ensemble : le fenouil, le hareng, le yaourt bulgare et une pointe à couteau de moutarde. Rectifier l’assaisonnement. Réserver au frais.

Pour la farce du millefeuille de betterave blanche : Brosser les topinambours pour enlever la terre puis les laver. Lorsqu’ils sont propres les blanchir. Écumer. Égoutter. Les rincer sous l’eau froide, puis placer à nouveau les topinambours dans la casserole, couvrir d’eau froide, ajouter un peu de sel et un peu de jus de citron (pour éviter l’oxydation). Faire cuire pendant 15 minutes à petits bouillonnements. Vérifier la cuisson. Egoutter les topinambours. Peler et passer les topinambours encore chauds au presse-purée. Mettre la purée à chauffer à feu doux dans une casserole. Remuer sans cesse avec une cuillère en bois, pour assécher la purée. Ajouter la crème et la purée de noisette. Assaisonner d’un tour de moulin à poivre et d’une noix de beurre. Saler éventuellement. Laisser refroidir.

3. Préparation de la vinaigrette : Faire réduire le vinaigre balsamique quelques minutes à feu doux et mixer avec l’équivalent d’une cuiller à soupe de chutes de betteraves rouges (restants du découpage à l’emporte pièce). Mixer le tout. Ajouter l’huile de noix et émulsionner et finir par un peu d’eau très froide pour donner une bonne consistance à la sauce.

4. Dressage : Dessiner un joli trait de sauce ou des petites gouttes dans l’assiette. Dresser dessus les millefeuilles des trois couleurs en altérant une couche de betterave, une couche de farce, à l’aide de l’emporte pièce. Décorer le millefeuille rouge avec des noix hachées, décorer le millefeuille orange avec une pluche de fenouil. Décorer éventuellement avec des gouttes de vinaigre balsamique, des pousses de cresson, de roquette ou des graines germées, éventuellement des fleurs comestibles. Servir bien frais.

Purée de topinambours à la noisette

2011

Le topinambour est une plante vivace de la famille des Astéracées (famille apparentée au tournesol), cultivée comme légume pour ses tubercules.

Les tubercules se consomment cuits de diverses manières : fraîchement cueillis et crus en salade, râpés ou coupés en lamelles, comme des crudités dans de la vinaigrette. Ils se servent également chauds en accompagnement : frits, en purée, sautés au beurre ou à la crème.

Leur aspect est à la croisée de la pomme de terre et du gingembre. Leur saveur fine et sucrée rappelle celle du fond d’artichaut ou des salsifis. Son léger goût de noisette peut-être accentué avec  quelques noisettes concassées ou avec une vinaigrette à l’huile de noisette. Le topinambour est classé parmi les légumes oubliés, ce qui est fort dommage car il est très savoureux.

De plus le topinambour a des atouts nutritionnels incontestables : il contient des vitamines B, des sels minéraux (potassium, phosphore et calcium), des fibres, et des glucides essentiellement sous forme d’insuline, ce qui en fait un aliment assez pauvre en calories, recommandé aux personnes diabétiques.

Achetez des tubercules fermes et sains, pas trop terreux, avec une peau bien tendue. Le topinambour se conserve jusqu’à une semaine au frais, dans un sac plastique, dans le bac à légumes. Mais comme il se dessèche très vite il vaut mieux le manger rapidement. On le trouve sur les marchés en automne et en hiver, entre octobre et avril.

Intestins fragiles : attention ! L’insuline des topinambours est parfois mal assimilée par l’organisme et peut entrainer une digestion difficile. Pour éviter ce soucis : veillez à blanchir les topinambours avant de les cuisiner. Une autre astuce consiste à ajouter à l’eau de cuisson du bicarbonate de soude (1/2 cuillère à café pour 2 litres d’eau) ou une branche de céleri. Un dernier conseil : ne réchauffez jamais le topinambour car il devient encore plus indigeste.

Ce légume est relégué au rang des mal-aimés à cause de sa qualité de légume de rationnement pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est pourtant assez simple à préparer et très savoureux. La mauvaise réputation du topinambour n’est pas juste. C’est un légume d’une grande finesse qui peut être accommodé de beaucoup de manières… avec des herbes fraîchement ciselées, le jus de cuisson d’une volaille, ou à la crème fraiche c’est un délice.

Aujourd’hui je vous propose une belle alternative à la purée de pomme de terre avec cette purée de topinambour aux noisettes.

Ingrédients (Pour 6 personnes) :

- 1 kg de topinambours
- 2×2 litres d’eau froide
- quelques goutte de jus de citron
- 1 cuiller à café de gros sel
- 100 g de crème fraiche entière
- 30 g de beurre
- sel
- poivre
- une dizaine de noisettes
- 1 cuiller à soupe d’huile de noisette

Préparation :

Brosser délicatement les aspérités et circonvolutions des topinambours pour enlever la terre puis les laver. Lorsqu’ils sont propre les déposer dans une casserole, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Attendre 2 minutes afin de blanchir les légumes. Écumer si nécessaire. Égoutter les topinambours, les rincer sous l’eau froide, jeter l’eau de cuisson, rincer la casserole et essuyer avec un papier absorbant.

Placez à nouveau les topinambours dans la casserole, couvrir d’eau froide, ajouter un peu de sel et un peu de jus de citron (pour éviter l’oxydation). Faire cuire pendant 15 minutes à petits bouillonnements. Le temps varie souvent selon l’âge du légume : pour vérifier la cuisson il faut que le couteau s’enfonce dedans sans résistance. Egoutter les topinambours.

Passer les topinambours encore chauds au presse-purée. La peau, sera filtrée par la grille du presse-purée. Sinon peler les topinambours et les écraser au presse purée ou à la fourchette.

Mettre la purée à chauffer à feu doux dans une casserole. Remuer sans cesse avec une cuillère en bois, pour assécher la purée. Compter au moins 10 minutes. Ajoutez la crème. Assaisonner d’un tour de moulin à poivre et d’une noix de beurre. Saler éventuellement. Réserver au chaud.

Casser les noisettes puis les torréfier quelques minutes à la poêle puis les concasser grossièrement. Dresser l’assiette avec la purée, saupoudrer avec les éclats de noisettes, et quelques gouttes d’huile de noisettes. Décorer éventuellement avec une pluche de fenouil.